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Maylis De Kéranga / Cérémonie de clôture du FIG 2016

« Finalement je me suis mise à courir après ce FIG qui va toujours plus vite et qui attire de plus en plus de monde ! »
Maylis De Kérangal, Grand Témoin du Festival, lors de son intervention à la cérémonie de clôture du FIG 2016, s’est d’abord interrogée sur son manque de temps lié au nombre si important de ce qu’il lui était donné à suivre durant ces trois jours de festival, la pluralité des manifestations. « Il y a manque de temps alors qu’il y a tant à voir »
Ici (à Saint-Dié-des-Vosges) tout est proche, mais cette proximité au lieu d’augmenter son temps allait encore le tendre. « Car disposant de tout, tout prêt, comment me diriger ?»
La question de la simultanéité durant le festival l’a étonnée. « La lecture du programme est édifiante ! »

Clarisse Didelon-Loiseau et Lionel Laslaz, les nouveaux directeurs scientifiques du festival :

Nous allons chercher à garder l’équilibre du cocktail qui a fait le succès du FIG jusqu’à présent : - L’ exigence de qualité scientifique qui incite à faire progresser le discipline en lui permettant de se saisir des grandes questions contemporaines avec la distance critique nécessaire.
- Le lien avec les enseignants du secondaire et le ministère de l’éducation nationale qui permet de faire du FIG un lieu de formation des citoyens et d’expression de l’évolution de la géographie.
- L’ouverture au grand public qui impulse sa dimension festive à l’événement et qui contribue à faire de Saint-Dié-des-Vosges la capitale joyeuse de la Géographie.
Clarisse Didelon-Loiseau et Lionel Laslaz succèdent à Philippe Pelletier et Béatrice Collignon

Christian Pierret / Cérémonie de clôture FIG 2016

Christian Pierret, président fondateur du festival, a souhaité la bienvenue aux deux nouveaux directeurs scientifiques du FIG :  Lionel Laslaz et Clarisse Didelon-Loiseau.
Ils succèdent à Philippe Pelletier et Béatrice Collignon qui ont brillamment assuré cette direction pendant 3 années.
Lionel Laslaz est maître de conférences, Université de Savoie Mont-Blanc et Clarisse Didelon-Loiseau, ‎Professeur, ‎Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Liste des gagnants de la tombola

Découvrez les gagnants de la tombola du FIG 2016, félicitations !

Télécharger la liste des gagnants

Tombola

Le journalisme dans «la dictature de l’instant»

Le journalisme dans «la dictature de l’instant»Une dépêche : information transmise par une agence de presse ; se dépêcher : se hâter, faire quelque chose rapidement. Et le journaliste ? Il doit travailler vite pour nous informer rapidement, avec le risque de s’échouer contre quelques écueils décrits par Pierre Assouline, journaliste et romancier, Doan Bui, grand reporter à L’Observateur et lauréate du prix Albert-Londres, Jochen Gerner, illustrateur de presse, et Eric Fottorino, ancienne figure du Monde aujourd’hui directeur de publication du journal Le Un.

Au micro de Pascal Didier samedi, ces quatre grands noms, très grands noms, du journalisme ont réfléchi à leur métier version 2.0 imposée par un Internet et la vitesse qu’il induit. Une vitesse au détriment de la qualité de l’information transmise ? Pas forcément. Tout dépend beaucoup de l’éthique du professionnel. Ce n’est pas l’information qui va vite, c’est sa transmission. Journaux en ligne, gratuit, réseaux sociaux, autant de nouveautés qui ont bouleversé les pratiques ces vingt dernières années. «On essaye de bricoler quelque chose avec les moyens d’aujourd’hui sur un concept très ancien, affirme Eric Fottorino. On a entre les mains des outils d’une puissance unique. On perd connaissance ; tout ça va vite. Il faut redonner la connaissance, ralentir pour réfléchir, se recentrer pour ne pas s’éparpiller.» Pierre Assouline reste un éternel optimiste. «Plus la vitesse d’exécution est grande, plus elle induit une réflexion profonde. Comme Internet est aujourd’hui le média le plus rapide, je vois des quotidiens favoriser la lecture lente avec des portraits, des enquêtes, des sujets qui prennent du temps à faire et à lire». Une spécificité des supports est «le modèle vers lequel on va».

Ce constat, la journaliste Doan Bui le dresse au quotidien. «Je vois le métier changer dans sa pratique, c’est déroutant. La façon d’envisager un reportage demande du temps, de la réflexion. On a le sentiment d’être un dinosaure dans cette tyrannie de l’instantanéité. Reportages longs ou twitt, il faut être capable de jouer sur ces temporalités, c’est un nouveau monde pour nous». Un monde au sein duquel le temps nous échappe. Car si vouloir être les premiers à communiquer l’info peut être dangereux, vouloir la recevoir de façon immédiate l’est tout autant. «Les changements de canaux d’information induisent des problèmes de sources, déplore Pierre Assouline. Le problème d’Internet, c’est qu’on ne cherche pas à savoir d’où vient l’info ; on n’est pas à l’abri d’une manipulation. Le problème de la hiérarchie de l’information est aussi réel. Avant, l’emplacement d’un article dans la page vous éclairait sur son importance. Sur Internet, l’info est nue, présentée seule». Et comme «les gens ne croient plus en l’image», selon Jochen Guerner, ils vont chercher l’info sur une source alternative dont ils ignorent la légitimité… «Il faudrait un regard plus critique et ça, pour l’instant, c’est pas gagné...» glisse Pierre Assouline. Doan Bui enfonce le clou : «Le problème n’est pas l’image mais l’inondation d’images. Une overdose d’images non décryptées suscite la déréalisation de l’événement ! »

Eric Fottorino parle d’une «dictature de l’instant». Les journalistes qui la refusent se tournent vers les maisons d’édition, capables de leur offrir temps et moyens financiers de mener leurs enquêtes. Paradoxe : les magazines achètent aux éditeurs des extraits de ces ouvrages d’enquêtes… menées par leurs propres journalistes !

Le journalisme dans «la dictature de l’instant»

5 continents à la une, le quotidien du FIG n°3

Télécharger le n°3 du quotidien du FIG

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